French HipHop Timeline
Cliquez pour voir les commentaires et en ajouter un.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Mis à jour le 08/06/2026
Les Paris City Breakers
« Les fiches sont vivantes, l'objectif est de les enrichir un maximum grâce à vos retours, corrections, précisions, témoignages ou anecdotes.
Toujours dans la logique du projet : créer un espace commun de mémoire, d'échange, d'apprentissage et de transmission. »
Présentation
Les Paris City Breakers (souvent abrégés PCB) sont un crew de breakdance français parmi les premiers et les plus emblématiques de la scène hip-hop en France. Actifs dès le début des années 1980, ils ont contribué à populariser la danse breaking (ou breakdance) dans l’Hexagone lors des premières années de diffusion du hip-hop en Europe, notamment à travers l’émission télévisée H.I.P. H.O.P. et des jams dans Paris.
Histoire
Origines et contexte
Le breaking, forme de danse née dans les années 1970 à New York, s’exporte rapidement en Europe dans les années 1980 avec l’essor de la culture hip-hop. En France, il devient visible au début de la décennie grâce à des scènes de rue, des battles et à l’exposition médiatique via l’émission H.I.P. H.O.P. présentée par Sidney sur TF1 en 1984, première émission télévisée consacrée à la culture hip-hop au monde.
Les Paris City Breakers s’imposent alors comme l’un des crews fondateurs du mouvement en France, souvent présents dans des jams, à la télévision ou dans des défis entre danseurs. Ils sont contemporains d’autres crews pionniers comme Aktuel Force, et participent à faire du break une forme d’expression populaire dans les milieux urbains parisiens.
Émission H.I.P. H.O.P. et visibilité
Les PCB apparaissent régulièrement dans H.I.P. H.O.P., l’émission diffusée à partir de janvier 1984, où ils assurent des démonstrations, des jugements de battles et des prestations de danse devant un large public national. Cette visibilité contribue à la diffusion du hip-hop et du breaking dans toute la France.
Lieux de pratique
En parallèle à la télévision, les Paris City Breakers se réunissent et se produisent dans des lieux emblématiques du hip-hop parisien des années 1980, comme le Trocadéro, les Halles ou encore des salles de danse et clubs de la capitale, créant des espaces d’entraînement et de jams pour d’autres b-boys et b-girls.
Style et influence
Les Paris City Breakers sont connus pour leur style dynamique, acrobatique et inventif, tiré des premières pratiques du breaking importées de New York mais adaptées aux sensibilités locales. Ils ont incarné l’esprit underground et communautaire du hip-hop naissant en France, faisant du breaking une discipline largement reconnue et pratiquée.
Leur influence dépasse la simple danse de rue : ils sont cités par de nombreux breakers ultérieurs comme figures de référence de la scène française classique, et certains de leurs membres continuent à être impliqués dans des événements, jams, stages et festivals hip-hop.
Membres notables
Parmi les danseurs qui ont été associés aux Paris City Breakers ou qui ont évolué au sein de l’écosystème du crew, on trouve notamment :
- Solo (Souleymane Dicko), l’un des premiers b-boys français vus à H.I.P. H.O.P., qui participe également à d’autres projets hip-hop majeurs.
- Frank II Louise (Frank Begue), chorégraphe et danseur considéré comme l’un des fondateurs historiques du PCB.
- Niko Noki, figure légendaire de la scène parisienne qui a fréquenté le crew et les lieux de jam parisiens liés aux PCB.
(Note : les line-ups des crews de breaking évoluent souvent avec le temps, et certains membres sont actifs à différentes périodes.)
Héritage
Les Paris City Breakers sont considérés comme l’un des premiers crews de breakdance en France et comme un vecteur de diffusion essentiel du mouvement hip-hop dans les années 1980. Leur présence sur des plateformes médiatiques comme H.I.P. H.O.P. ainsi que leur pratique dans des espaces publics ont aidé à ancrer le breaking dans la culture française, ouvrant la voie à d’autres crews et à une scène dynamique qui perdure
Évènements
Sources
Photos/Images
H.I.P. H.O.P. « Achipé Achopé »